ARDHD
Observatoire de la situation
des Droits de l'Homme
à Djibouti
4ème année


Bulletin d'information et d'alerte N° B 152 b
Du 25 juin au 28 juin 2002

   

En raison du volume de l'information, nous avons été contraint de dédoubler le numéro B152 en deux numéros a et b.

28/06/02 L'Armée française a participé en force au défilé du 27 juin.
28/06/02 Affaire Borrel: le corps a été exhumé et une autopsie pratiquée (Extrait AP)
27/06/02 L'Armée française défile avec l'AND le 27 juin à Djibouti ! Manifestation de soutien à la dictature ?
27/06/02 Le jeu des ressemblances est terminé !
27/06/02 : Tous mes voeux aux Djiboutiens et une mise en garde aux agents de la SDS à Ottawa. La plume du député Chine.
26/06/02 L'ARDHD souhaite de bonnes fêtes à tous les Djiboutiens - L'Indépendance véritable est proche ; il ne reste plus qu'un pas à franchir !

26/06/02 Un appel à la mobilisation de tous les Djiboutiens pour mettre un terme au régime dictatorial de Guelleh et de ses proches (Lu sur le GED
)
26/06/02 Halte aux vols ou plus exactement aux détournements des pensions retraites par impôts interposés et à la répression policière brutale contre les vieux travailleurs ! (Communiqué LDDH)
25/06/02 Selon un rapport officiel de février 2001, de la Banque Mondiale, contrairement à ses voisions, la situation économique de Djibouti s'était déterriorée pour des raisons politiques.
25/06/02 Djibouti : préparatifs des "festivités de la différence" (Mohamed Qayad)
25/06/02 Le jugement de Chirac. (Jean-Luc Raharimanana)
25/06/02 Madagascar : lettre ouverte à Marc Ravalomanana par Jean-Luc Raharimanana, écrivain
21/06/02 Derniers jours / Réponse urgente : le jeu des ressemblances s'arrête le 26 juin 2002 !

bulletin B152a

bulletin B153a


(Extrait) nous ne pouvons pas vérifier toutes les informations transmises par les lecteurs.

Nous rappelons que les courriers des lecteurs sont publiés sous leur seule responsabilité et que l'action de l'ARDHD se limite à les insérer dans ses colonnes en ajoutant la mention 'Lecteur".

Pour des raisons de sécurité, les publications sont insérées de façon anonyme (sauf stipulation contraire de leur auteur). L'ARDHD conserve le double des messages E-Mail.


L'ARDHD s'engage à publier les réponses à ces courriers et/ou les rectificatifs. Elle se réserve la possibilité de mettre un terme aux polémiques, après trois échanges

   

28/06/02 L'Armée française a participé en force au défilé du 27 juin.

Un soutien que nous considérons comme une ingérence de la France à Djibouti. Selon l'ADI, l'armée de l'air, le 5ème RIAOM et la 13ème DBLE ont défilé en présentant les armes à Guelleh.

(..) Au même moment les mirages 2000 et les hélicoptères des Forces Françaises Stationnées à Djibouti ainsi que celles des forces aériennes djiboutiennes ont effectué conjointement une parade, preuve des liens d'amitié et de fraternité qui unissent les deux pays.

L'autre nouveauté de ce défilé du 25ème anniversaire réside dans la participation des Forces Française stationnées à Djibouti notamment les militaires de la 13ème Demi-Brigade de la Légion Etrangère (13ème DBLE) et ceux du 5ème Régiment Inter Armée d'Outre-Mer (5ème RIAOM). (..)

Pourra-t-on nous expliquer les raisons pour lesquelles la France a participé à ce défilé ? Pour soutenir Guelleh qui en a vraiment besoin, d'autant plus qu'il pourrait être concerné dans l'assasinat du juge Borrel, dont le corps a été exhumé le même jour ....

Vraiment il n'y a aucune inquiétude pour les Français : leur argent est bien utilisé pour soutenir la dictature, les violations des Droits de l'Homme et l'asservissement du Peuple djiboutien.

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28/06/02 Affaire Borrel: le corps a été exhumé et une autopsie pratiquée (Extrait AP)

PARIS (AP) - Le corps d'un magistrat français décédé en octobre 1995 à Djibouti, dans des circonstances que tente encore d'éclaircir la justice, a été exhumé jeudi du cimetière où il est enterré en Haute-Garonne, a-t-on appris mercredi de sources judiciaires.

Trois experts en médecine légale ont pratiqué une autopsie sur la dépouille de Bernard Borrel à l'Institut médico-légal de Toulouse avant de procéder à l'inhumation du corps.

Ils devront remettre leur rapport au juge d'instruction parisien Jean-Baptiste Parlos dans les semaines à venir et tenteront de dire si le magistrat s'est suicidé par immolation ou a été assassiné, comme le soutient sa veuve.

Le corps de Bernard Borrel avait été retrouvé carbonisé le 19 octobre 1995 au lieu dit "Le Goubet", face à l'île du Diable. La brigade criminelle avait conclu au suicide par immolation alors que Mme Borrel est persuadée que son mari a été victime d'un assassinat en raison de ses fonctions de conseiller auprès du ministre djiboutien de la justice.

La première expertise médicale avait conclu au suicide. Une deuxième, cette fois-ci privée et exécutée à la demande de la veuve, avait conclu que le juge était mort avant que le corps ait commencé à brûler. Une troisième expertise, pratiquée en avril 2000, avait éliminé la thèse selon laquelle Bernard Borrel aurait pu être précipité par ses assassins de la falaise qui surplombe "Le Goubet".

Un ancien militaire djiboutien a relancé la thèse de l'assassinat en accusant, sans apporter de preuves, l'actuel président de la République de Djibouti, Ismaël Omar Guelleh, d'être responsable de la disparition du magistrat français.

En février dernier, le juge d'instruction Jean-Baptiste Parlos s'est rendu à Djibouti, en compagnie de Mme Borrel et de ses deux avocats. En mars 2000, les deux précédents juges, dessaisis par la suite, avaient procédé à plusieurs reconstitutions sur les lieux du drame. AP

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27/06/02 L'Armée française défile avec l'AND le 27 juin à Djibouti ! Manifestation de soutien à la dictature ?

FFDJ - AND / Même combat ?

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Extrait de l'ADI


A 7H30 heure locale, va se dérouler un défilé militaire riche en couleurs, puisque pour la première fois, l’armée française stationnée à Djibouti, va y participer aux côtés des Djiboutiens.
___________________________________________________

Qu'est-ce que la France veut démontrer en demandant aux FFDJ de défiler le 27 juin 2002, pour la première fois, à Djibouti ?

Qu'elle soutient à fond le régime de Guelleh et toutes les ignominies dont il est responsable et coupable ?

Qu'elle se moque de la fin tragique du juge Borrel ? Le moins que nous puissions dire aujourd'hui, est qu'elle n'est pas pressée de découvrir les vrais coupables.

Qu'elle a pris position en faveur de la dictature, de la torture, de la répression contre les vieux travailleurs et les blessés de l'Armée ?

Après les multiples cafouillages de la politique étrangère de la France dans le douloureux contexte de Madagascar, peut-on encore parler aujourd'hui en France de la Défense des Droits de l'Homme, de justice et de respect des populations, sans être ridicule ?

Il faut se rappeler qu'il n'y a pas longtemps, Guelleh critiquait ouvertement la France. En plus, il avait attribué des propos violents, à notre Ambassadeur, à l'encontre d'un Député français, Président de l'amicale parlementaire franco-djiboutienne. Cet Ambassadeur - hormis les excuses présentées un an plus tard, à Arnaud Montebourg dans les locaux de l'Assemblée nationale - n'a jamais démenti officiellement les avoir prononcés, afin disait-il, de ne pas souffler sur les braises ...

Certains de nos militaires doivent certainement apprécier à sa juste valeur, d'être contraints de participer à ce défilé à la Gloire de la dictature !

Il y a trois ans, les autorités militaires avaient sanctionné l'officier qui avait donné l'ordre à une patrouille de survoler 'amicalement' la maison de Guelleh à l'issue de son élection truquée. Eh bien les temps ont changé, puisque ce sont les FFDJ qui sont invités à présenter les armes devant Guelleh.

Peut-on parler d'ingérence dans les affaires intérieures de Djibouti ? Il n'y a pas à en douter ! Et ce n'est pas prévu dans les accords ....

Que personne n'interprète mal ce message : nous ne sommes pas choqués que des militaires français défilent à côté de leurs homologues, les militaires djiboutiens de l'AND. Nous sommes choqués par le fait que cette démonstration de force ne peut que profiter à Guelleh. Le seul objectif serait de lui apporter un soutien public et officiel pour lui permettre de se maintenir, alors qu'il est contesté de tous les côtés et que son siège est devenu éjectable. Ce geste de la France porte préjudice au peuple djiboutien tout entier.

On imagine bien que la décision n'a pas pu être prise par l'Etat-Major local et qu'elle ne peut venir que du Ministre de la Défense. Le nouveau gouvernement français 'tire vite' pour sauver Guelleh !

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27/06/02 Le jeu des ressemblances est terminé !


Ce matin, IOG a choisi une nouvelle parure
pour emprunter la route de la Honte
qui le conduira à Balbala !


Nous avons reçu 134 réponses au total !

Voici les résultats :

27 réponses
20 %

48 réponses
36 %

51 réponses
38 %

A
L'Ours polaire
à la recherche
d'une nouvelle proie
B
Le Paon
faisant la roue
pour se faire admirer
C
Le Phoque
repu aprés avoir
trop mangé

Les huit autres réponses (6 %) citaient d'autres animaux que nous n'avions proposés, en particulier le singe ...

Il est probable que la proximité de la fête nationale a suscité des votes en faveur du paon, faisant la roue. Nous transmettons ces informations à notre humouriste, pour qu'ils les utilisent avec son talent habituel...

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27/06/02 : Tous mes voeux aux Djiboutiens et une mise en garde aux agents de la SDS à Ottawa. La plume du député Chine.

Je tiens tout d'abord à vous féliciter pour votre message de voeux aux Djiboutiens à l'occasion de la fête nationale.

Je tiens à adresser aux Djiboutiennes et aux Djiboutiens mes meilleurs voeux de
bonheur et de prospérité pour la Célébration de notre 25ème anniversaire.


Je tiens à dire aux Djiboutiens, que c'est ensemble que l'on va abattre la
dictature et non pas en se divisant en clans, en factions, en groupes.


Guelleh a même mis les points sur les "I" en matant les retraités djiboutiens qui ont pacifiquement demandé à ce que leurs retraites soient payées après de longues vies de labeur et de sacrifices pour leurs pays.

Guelleh, toi qui aime faire référence au Coran ou en citer des passages, ne vois-tu la misère que vivent le pays et son peuple qui ne demande qu'a
manger ?


A Ottawa, tes fameux SDS sont placés sous notre surveillance attentive et nous
dénoncerons a la Gendarmerie royale du Canada (GRC) tous ceux qui te
soutiennent. Nous n'exclurons pas non plus les sigles-mothers qui te soutiennent par l'entremise des nombreux voyages qu'ils/elles effectuent à Djibouti pour te remettre des compte-rendus.


Je tiens à féliciter le Président de la Ligue djiboutienne des Droits humains, M. Abdi Jean-Paul Noël qui nous informe, par ses communiqués de presse sur tout ce qui touche à la situation des Droits de l'homme à Djibouti.

Encore une fois, une bonne fête à vous tous les Djiboutiennes et les Djiboutiens.

Député Chine
à Ottawa

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26/06/02 L'ARDHD souhaite de bonnes fêtes à tous les Djiboutiens - L'Indépendance véritable est proche ; il ne reste plus qu'un pas à franchir !

L'équipe de l'ARDHD tient à adresser ses voeux les plus sincères à tous les Djiboutiens à l'occasion de la fête nationale et du 25ème anniversaire de l'indépendance relative.

25 ans, c'est l'occasion de faire un bilan objectif. Nous savons tous que ce bilan est dramatique, parce que quelques uns ont saboté l'indépendance acquise grâce au courage de ceux qui s'étaient engagés dans la lutte contre le colonialisme. Ces misérables individus ont accaparé non seulement le pouvoir mais aussi et surtout toutes les forces vives du pays.

Ils sont directement responsables d'une situation de catastrophe financière, humanitaire et sociale :

    • la récession économique et l'appauvrissement des familles ,
    • l'immigration massive des jeunes,
    • la perte de confiance dans l'État,
    • la guerre avec toutes ses souffrances,
    • le chômage,
    • la régression des soins médicaux pour la majorité,
    • la souffrance des vieux travailleurs qui n'ont plus de quoi vivre,
    • etc..

Ces responsables sont connus : il s'agit du petit groupe d'individus sans foi ni loi qui se rassemblent autour de Guelleh pour concentrer dans leurs mains, le pouvoir, l'argent et la répression. Ils se moquent, avec le plus grand dédain, de la population, des agents de l'État, des Policiers et surtout des jeunes et de leurs enseignants.

A l'occasion de cet anniversaire et sur la base de ce bilan, nous souhaitons que tous les Djiboutiens décident de prendre leur destin en main, car ils sont les mieux placés pour le faire.

Selon les conclusions de nos analyses personnelles, il n'y a plus d'autre alternative que la mobilisation générale pour licencier cette équipe de prédateurs ignobles. Nous souhaitons aussi que la France et que la communauté européenne cessent de fermer les yeux et de tenir un double langage. Il faudra qu'elles soutiennent cette action de salubrité nationale et qu'elles participent à la reconstruction non seulement du pays, mais surtout de ses institutions.

La véritable indépendance de Djibouti, ce sera le jour où les Djiboutiens lassés et usés de subir ce pouvoir sanguinaire et corrompu, auront expulsé les corps étrangers et les profiteurs.

Ce n'est qu'à ce moment-là que l'on pourra véritablement parler de l'indépendance effective de Djibouti. Et elle ne se fêtera pas forcément un 27 juin.

En attendant, bonnes fêtes à tous et profitez quand même, au maximum, des spectacles que Guelleh a fait organiser ... avec votre argent : celui de vos salaires non payés, celui de vos retraites non versées, celui de vos impôts dilapidés pour des travaux d'intérêt le plus souvent restreint et privé, à l'image de la route de la Honte.

Jean-Loup Schaal

P.S. Et si par hasard, vous aperceviez Guelleh en train de danser, sortez votre casserole et tapez dessus avec une cuillère pour lui rappeler que ses casseroles judiciaires et financières ne vont pas tarder à le rattraper ...

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26/06/02 Un appel à la mobilisation de tous les Djiboutiens pour mettre un terme au régime dictatorial de Guelleh et de ses proches (Lu sur le GED)

A l'occasion du 25 ème anniversaire, le GED tente de dresser un bilan de toutes les exactions, de tous les crimes, de tous les détournements qui ont été commis par les dirigeants depuis l'indépendance et en particulier par Guelleh, organisateur d'une gigantesque fraude électorale.

Dans son communiqué, le GED assure la population de son soutien et il demande à chacun de se mobiliser pour mettre un terme à la dictature.

________________________ Extrait du communiqué du GED

(..) Nous en appelons, dès à présent, à la " Mobilisation des forces vives " de notre Nation, quelque puisse être l'ethnie d'appartenance, dans un "Mouvement Djiboutien du Refus" dont le but est d'exprimer très clairement notre opposition commune au régime en place dans notre pays et auquel il convient de mettre fin.

Chaque fonctionnaire ou assimilé comme tel, chaque militaire ou policier, chaque employé enfin chaque djiboutien ou djiboutienne doit se sentir mobilisé dès à présent avec comme objectif la chute du régime dictatorial d'Ismaël Omar Guelleh et l'instauration de la démocratie dans notre pays. (..)

Lien direct avec l'article sur le site du GED
Lien avec le numéro spécial de l'Observatoire NS 18

Plusieurs lecteurs résidant à Djibouti nous ont signalé qu'ils ne pouvaient pas visualiser l'article en question. Il est possible que Guelleh ait encore fait fermer les connexions avec le site du GED. Pour pallier cela, nous diffusons une copie de l'article dans le numéro spécial NS 18.

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26/06/02 Halte aux vols ou plus exactement aux détournements des pensions retraites par impôts interposés et à la répression policière brutale contre les vieux travailleurs ! (Communiqué LDDH)




Le Président

COMMUNIQUE DE PRESSE
DU 24 JUIN 2002


Halte aux vols ou plus exactement aux détournements des pensions retraites par impôts interposés !


Le Chef du gouvernement et les députés auraient fait la nique aux électeurs, électrices retraité(e)s car ils n'ont plus besoin de leur voix, ils n'ont plus besoin d'eux pour les prochaines élections de 2002 et de 2005, la nouvelle liste électorale leur suffit ?


A bon entendeur salut !


Le 24 juin 2002 les retraités de la Caisse des Prestations Sociales se sont réunis pour exprimer pacifiquement leurs colères face à leurs pensions de retraites, qui ont été charcutées d'une manière insupportable, humiliante et criminelle.


Ces opérations, qui diminuent, par des méthodes draconiennes, toutes les pensions de retraites, méthodes draconiennes qui ont été aveuglément adoptées par les élus du RPP-FRUD ; votes parlementaires qui se sont déroulés en période pré-électorale où les députés du Parti au Pouvoir inquiets pour leur prochain mandat ne pouvaient qu'applaudir ces mesures draconiennes antisociales.


Ces mesures draconiennes antisociales contre tous les retraités feront inéluctablement l'objet d'un recours auprès du Pouvoir Judiciaire, même si, et souvent à juste titre, bon nombre de Djiboutiens considèrent que la Justice Djiboutienne est totalement sous le diktat du Premier Magistrat.


Cette manifestation pacifique, du 24 juin 2002, de plusieurs centaines de personnes âgées a été, vers 10h30, sauvagement réprimée par les Forces Armées de répressions, et ceci juste en face du Palais de Justice, aux vus et aux sus de tous les Juges présents à ce moment là au Tribunal.


Cette répression intolérable et injuste, juste à la veille du 25ème anniversaire de l'Indépendance est très , très lourde de conséquences La Ligue Djiboutienne des Droits Humains (LDDH) dénonce vivement toutes les lois anti-sociales qui ont été adoptées dans un climat malsain, et s'oppose avec fermeté aux mesures inhumaines et dégradantes à l'égard des personnes âgés, à l'égard de tous les retraité(e)s djiboutiennes et djiboutiens.

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25/06/02 Selon un rapport officiel de la Banque Mondiale, contrairement à ses voisions, la situation économique de Djibouti s'est déterriorée pour des raisons politiques.

Document de la Banque mondiale A USAGE OFFICIEL

Rapport N o P-7403-DJI

MEMORANDUM DU PRESIDENT DE L’ASSOCIATION INTERNATIONALE DE DEVELOPPEMENT

8 février 2001

(..) Djibouti est un petit état stratégiquement situé au sud de la Mer Rouge. Son principal atout est son port.

Les ressources physiques et humaines du pays sont peu importantes.

Son revenu relativement élevé par habitant cache des niveaux de pauvreté, d’analphabétisme, de morbidité et de mortalité maternelle et infantile parmi les plus élevés au monde.

Djibouti fait face aux contraintes que confrontent la majorité des petits états—vulnérabilité aux chocs extérieurs, potentiel limité de diversification, capacité restreinte de production, et instabilité des revenus.

Au cours des deux dernières décennies, la situation de Djibouti est devenue de plus en plus précaire, avec un recul très important du revenu par habitant, des problèmes structurels sérieux, et une assistance externe à la baisse.

L’importance économique régionale du pays—basée sur sa relative stabilité et ses politiques économiques d’ouverture qui ont conféré au pays un avantage comparatif sur le plan du commerce extérieur et des transactions du compte de capital—a diminué au cours des dernières années alors que les pays voisins ont adopté des réformes de politique orientées au marché et que la propre situation économique de Djibouti s’est détériorée. (..)

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25/06/02 Djibouti : préparatifs des "festivités de la différence" (Mohamed Qayad)

Les feux se sont éteints sur la ville. C'est d'ailleurs l'aube et nul passant ne sait ce qui se passe, si ce n'est que le" Roi Bouffi", I. O. G, était dans ces murs.

Une chaude semaine
Cette ville a en effet passe une chaude semaine et les commentaires allaient bon train. Le "roi bouffi" a eu droit a la télévision de l'État officiellement bilingue, preuve d'une unité qui reflète bien celle de l'Afrique. Mais seule fausse note dans ce ballet ou somptuosité, luxe et luxure se côtoyaient, ou les belles Mercedes-500 faisaient rêver, le président parrain ne s'exprimait pas en français, alors que cette langue est l'un des parlers officiels et de travail de Djibouti. Quelle farce! A Bruxelles et a New York, on avait fait mieux. Tant pis pour ce génie cornu.


Et comme si cela n'allait pas de soi, le tableau de sa visite s'est assombri. Est-ce par sa faute ? Nul ne le sait si ce n'est Ra, le Grand Dieu.


Car il y a , et les pharaons le disaient déjà, un rapport étroit entre la destinée d'un peuple et la dynamique de son écosystème. Cette ville est sale, sale de puanteur et de putréfaction.


La montée de la violence
Les prostituées le savent puisque même les "Yanu", les blancs en pharaonique, se font plus rares et plus discrets. Pour preuve, ils évoquent la montée en puissance des actes de violence et de brigandage. Des mauvaises langues se sont ainsi réjouies de la destitution de Yacin Yabe Galab, "grand prêtre" de la répression sous les 2 G et qu'on accusait, a tort ou a raison, de financer des rectaux de milices privées (SAS, entre autres) et les groupes de gangsters alors que le vrai responsable n'est qu'autre IOG.


En effet, RDD- SA est un pays ou on parle de tout, parce qu'il n'y a plus rien a dire. Plus rien a dire de la torture, de la violence d'État, de l'effondrement de l'économie, du népotisme, de la gabegie, des prébendes, de la misère. . .
Oui de la misère.!Car c'est bien elle qui s'est adressée au roi bouffi par-delà les vitres fumées de sa Mercedes. Car l'air de Djibouti ne peut exhaler que cela:une odeur de misère.


Quel citoyen djiboutien comprend-il vraiment la raison d'être de ces festivitéss ? Quel citoyen djiboutien a-t-il jamais été informe des raisons d'être de ces festivités, pour la tenue desquels, tous les contribuables déboursent a perte ?
Autant dire que personne ne comprend vraiment pourquoi ces espèces de rapaces sordides (IOG , les yacin et autres) ont décidé de dépenser des dizaines de millions alors que les travailleurs djiboutiens ont faim et qu'il n'y a pas de couverture médicale.


On voulait goudronner toute la ville, ressusciter le faste des parades coloniales, construire "une cite royale". . . Les rumeurs allaient bon train.


Cela coûterait plusieurs dizaines de milliards de francs, le backchich-corruption en plus.


La kleptocratie se nourrit en effet de prébendes
Quoiqu'il en soit, ce régime moribond veut faire de ces festivités, "les festivitéss de la différence". On peut déjà observer qu'il parviendra, car la crise économique alliée toute destinée de l'opposition (quasi-inexistante a Djibouti) risque grandement de lui porter secours. Et pour cause. . . ces festivités exigeront un tel effort médiatique, policier et économique qu'elles susciteront l'avis de différents observateurs. L'écart entre riches et pauvres apparaîtra plus criante que jamais.


Celle entre l'oligarchie et le peuple travailleur plus qu'inhabituelle.
Et l'opposition , celle qui n'est pas au service du génie cornu, comptera bien s'en servir pour légitimer ses actions aux yeux du Syndicat des chefs d'une part et de ceux des investisseurs étrangers et des institutions internationales d'autre part.
Ce sera pour elle une manière de réaffirmer son poids politique et sa légitimité démocratique, en ces temps de vaches maigres, ou elle se plaint d'un régime dictatorial et sanguinaire qui lui volerait ses victoires électorales.


Elle serait d'autant plus renforcée dans sa conviction que le parti administratif (le RPP le parti unique de l'État djiboutien) n'a plus de représentativité réelle c'est-a-dire qu'il est réduit a une simple coalescence ethnico-territoriale, conséquence irrémédiable de plus d'un quart de siècle de tribalisation.

Mohamed Qayad



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25/06/02 Le jugement de Chirac. (Jean-Luc Raharimanana)

Le peuple malgache, depuis décembre 2001, tente de faire reconnaître au monde entier leur désir profond de changement après 25 ans de dictature. Vingt cinq ans où le Capitaine de Frégate, Didier Ratsiraka, sorti de Saint Cyr, s'autoproclama Amiral, et cadenassa les espoirs, étouffa dans le sang toute contestation. Madagascar souffre. Madagascar est meurtri. Les médias français parlent d'une centaine de victimes depuis le début de la crise mais a-t-on compté ceux qui ont succombé à cause des barrages asphyxiant les villes ? Impossibilité d'acheminer les médicaments dans un pays déjà pauvre en infrastructures sanitaires. Impossibilité de joindre les centres médicaux. Impossibilité de recevoir ou d'envoyer les produits de premières nécessités (carburant, nourritures, eau dans certaines régions…). Les femmes, les enfants tombent comme des mouches. Des maladies comme la peste et le choléra reprennent vie. La famine s'installe.

Ratsiraka parle de démocratie, de second tour qui n'a jamais eu lieu. Mais comment écouter un seul instant ce discours quand pour faire valoir sa " légalité " et sa " légitimité ", il sabote son propre pays ? Bombardements de ponts desservant les régions ( une demi-douzaine à ce jour), tentative de destruction et endommagement du plus grand central d'énergie du pays (Andekaleka). Comment écouter ce discours quand il arme des miliciens et égorge ceux qui le contredisent ? Rien que pour cela, il aurait été déclaré inéligible et criminel dans un autre pays.

Et pourquoi une Nation comme la France continue-t-elle à soutenir un tel personnage ? Quel est l'intérêt de la France dans un pays aussi pauvre ? " Au nom de la Démocratie, nous répond-on, le processus électoral n'est pas allé au bout, Marc Ravalomanana s'est auto-proclamé Président ! ". Après recomptage des voix, il apparaît que ce dernier a bel et bien remporté les élections mais la France persiste dans son idée, fait concocter un plan de sortie de crise par des Eydéma, des Sassou Nguesso, des Omar Bongo, grands animateurs du Club Françafrique, tous des criminels en puissance et amis de Ratsiraka. Comment s'étonner alors de ces sommations péremptoires de l'OUA et du Quai d'Orsay : Les Malgaches doivent travailler sur les " modalités spécifiques pour les arrangements de transition basés sur l'esprit de l'accord de Dakar et les consultations ultérieures ". Traduction brutale de l'esprit de cet accord : deux co-chefs d'état, un gouvernement fifty-fifty, l'oubli des crimes du dictateur.


Le peuple malgache a fait son choix par les urnes et l'a exprimé une fois encore par des manifestations pacifiques saluées par le monde entier. Ratsiraka y répond par le crime. La France par le Jugement de Salomon : coupez Madagascar en deux ! Ratsiraka est prêt à le faire. Le jugement aurait pu tomber sauf qu'à la place de Salomon, nous n'avons que des politiques prêts à tout pour protéger leurs " pré-carré africain ".

J'appelle le peuple et les élus français de se désolidariser de cette politique. Pour que la France ne soit pas un sujet de honte pour le monde entier.


Jean-Luc Raharimanana, écrivain
Auteur de Nour, 1947,
Editions du Serpent à plumes.

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25/06/02 Lettre ouverte à Marc Ravalomanana par Jean-Luc Raharimanana, écrivain

Une douce euphorie de victoire et de libération souffle dans la Capitale.
Ratsiraka, votre adversaire, se tourne vers ses amis, grands dictateurs et
criminels : Eydema, Sessou Nguesso, Omar Bongo ; pense à des mercenaires.
Ses généraux sont en débandade. Ampy Porthos, considéré comme l'un des plus durs de ses partisans, se tourne vers la mer, arraisonne un voilier et croit
trouver le salut vers quelques îles accueillantes. Il aurait pu nager vers
les Comores ou Zanzibar qu'il n'aurait étonné personne.

Votre expression " Le développement rapide " est dans toutes les bouches.
Fahamarinana ! Fahamasinana ! Vous voulez montrer à la communauté
internationale que votre gouvernement est légal et légitime, éloigné des
pratique s dictatoriales de l'ancien régime. Il prône tantôt la réconciliation nationale, tantôt la réconciliation politique, car la nation était-elle effectivement en conflit, conflit ethnique s'entend ?

La tentation est forte en effet de la part de certains d'assimiler les
exactions des bras armés ratsirakistes aux populations locales. Raison de
plus alors de jouer la politique de la main tendue : " Vous étiez brebis
galeuse, je vous tends la main au nom du Fihavanana afin de réintégrer la
maison familiale ". Quelle grandeur d'esprit n'est-ce pas ?

Vous avez pourtant utilisé le terme de "hazalambo" ("chasse au sanglier") ou
" hallali ", le sanglier étant l'animal impur par excellence dans la société
malgache). Terme terrible qui pourrait libérer les instincts de vengeance et
de rancune accumulés pendant toutes ces années de frustrations et de misère.

On ne peut s'étonner alors de quelques dérapages constatés ici ou là, genre
OPK (Opération Karana, pillages des commerces " indo-p akistanais "), genre
lynchage public. Les partisans de l'ancien AREMA se terrent ainsi, craignant
pour leur vie. Méritent-ils vraiment cette terreur ? Etaient-ils tous aux
"barrages" ? Etaient-ils tous des criminels et des terroristes ? Leurs idées
les condamnent-ils à n'être plus que des sous-hommes à chasser et à
maltraiter ?

" Les temps sont troubles " me dit un ami, mais un homme de votre envergure,
j'en suis sûr, est capable de dépasser ces parts d'obscurité et de
bouillonnement. Vous en avez même le DEVOIR.

Mais comment expliquer ces rumeurs persistantes concernant des arrestations
sommaires, des tortures exercées dans les locaux même du DGDIE ou du
ministère de la défense, comment expliquer que des maisons brûlent sous le
regard de vos militaires ? Comment expliquer l'arrogance de vos troupes qui
pénètrent dans les villes " libérées " ? Comment expliquer qu'une liste de
"racistes" et de "traîtres à la Nation" soit diffusée dans les journaux
télévisés ? Que fait-on de l a " présomption d'innocence " ?

Si tant est que des "racistes" et des "traîtres à la Nation" existent, c'est
à la justice de s'en occuper.

Aussi, je clos cette lettre ouverte pour vous demander de vous pencher sur
ce problème, de mettre la lumière sur ces rumeurs afin que le spectre du
conflit ethnique s'éloigne et que l'on sorte définitivement des années
Ratsiraka.




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21/06/02 Le jeu des ressemblances continue jusqu'au 26 juin 2002 !

Nous avons déjà reçu de nombreuses réponses et nous vous livrons un aperçu des votes à mi-parcours. Merci de continuer à nous adresser vos votes avant le 26 juin minuit.

Il suffit de cliquer ci-dessous, pour nous adresser automatiquement un message. Indiquez simplement la lettre correspondant à l'animal que vous avez choisi.

Je joue et/ou je vote en cliquant ici

28 %
11 %
61 %
A
L'Ours polaire
à la recherche
d'une nouvelle proie
B
Le Paon
faisant la roue
pour se faire admirer
C
Le Phoque
repu aprés avoir
trop mangé

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Fête de l'indépendance :
Tous à vos casseroles pour accueillir Guelleh à Balbala, lorsqu'il arrivera après avoir emprunté la route de la Honte.

Notre humouriste a préparé
une série de vignettes
qu'il offre au Peuple djiboutien
à l'occasion du 25ème anniversaire de l'indépendance.





l'HOMME
OU LA FEMME
DE LA
SEMAINE.

Dans cette rubrique nous signalons à l'opinion internationale, celle ou celui qui s'est distingué(e)
- soit par son zèle pour soutenir la dictature,
- soit en violant les Droits de l'Homme : cruauté, tortures, exécutions sommaires, emprisonnements arbitraires, viols, assassinats, destruction de cheptels ou de point d'eau, destruction d'écoles ou de centres de soins, etc. .

Auront-ils à répondre un jour
de leurs actes
et de leurs crimes
devant un tribunal pénal international ?


Rappel des personnages
déjà "élus" :

LA LIBERTÉ N° 17 -
Mme LEILA,
juge d'instruction
LA LIBERTÉ N° 19
-
Omar FARAH,
gendarmerie d'Ali Sabieh
LA LIBERTÉ N° 29
-
Le général Yacin YABEH,
LA LIBERTÉ N° 32 -
Le directeur de la Prison de Gabode,
LA LIBERTÉ N° 33 -
Ali Mohamed ABDOU,
procureur général
LA LIBERTÉ N° 35 -
Mme Hawa Ahmed YOUSSOUF
Ministre déléguée conjointement avec
M. Le Représentant de l'UNICEF
à Djibouti.
LA LIBERTÉ N° 36
-
M Ibrahim Idriss DJIBRIL,
Ministre de la Justice, conjointement avec M Mohamed Ali ABDOU, procureur général de Djibouti (2ème nomination)
BULLETIN N° 4
-
Lieutenant GUELLEH de la FNP
BULLETIN N° 7 -
Le responsable des forces de police
qui a donné l'ordre le 24 juin de tirer à balles réelles sur Daher Guedi FOUREH.



Yacin Elmi Bouh,
Grand argentier, protecteur des intérêts
de Guelleh et détourneur de fonds publics.
Deux fois nominé
dans cette rubrique.

BULLETIN N° 16 -
M Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances.
LA LIBERTÉ bulletin N° 23
-
M. Yacin Elmi BOUH,
Ministre de l'Économie et des Finances (2ème nomination)
LA LIBERTÉ bulletin N° 28
-
Monsieur Abdallah Abdillahi Miguil,
Ministre de l'Intérieur
LA LIBERTÉ bulletin N° 29 -
Monsieur MOGUEH,
Ministre délégué aux affaires musulmanes
LA LIBERTÉ - bulletin N° 32 -
Madame Nima Ali Warsama,
Juge d'instruction
LA LIBERTÉ - bulletin N° 36
Monsieur Ali Mohamed Daoud -
Ministre de l'Agriculture et du développement rural.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 37
Le Lieutenant-colonel Abdourahman Ali Kahin,
Chef du groupement de police du district de Djibouti.

LA LIBERTÉ - bulletin N° 40

Le procureur IBRAHIM,
LA LIBERTÉ - bulletin N° 42
M. Idriss Arnaoud Ali, Directeur de Publication du Journal le Progrès, Président de la Commission Permanente de l'Assemblée Nationale et Secrétaire Général Adjoint du Parti RPP.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 43

le Président Sad Mahamoud Abkar, Cour criminelle de Djibouti.
LA LIBERTÉ - bulletin N° 48
Hassan Saïd dit "Modaubé" Chef de la Police
OBSERVATOIRE N° B106
DJAMA SOULEIMAN, procureur auprès du Tribunal de Première instance de Djibouti.

OBSERVATOIRE N° B132

ALI HASSAN,
chef de la Police, pour un acte gratuit de cruauté envers un blessé grave.

OBSERVATOIRE N° B138
Le Procureur général Ali Mohamed Abdou,
pour déni de justice envers les prisonniers politiques et pour des déclarations mensongères sur RFI.

OBSERVATOIRE N° B142b
Le Lieutenant-Colonel Abdo Abdi Dembil et le Lieutenant Mohamed Djama, officiers de la Garde présidentielle, pour avoir donné l'ordre de tirer à balles réelles, le jeudi 18/04/02, sur les vétérans de la guerre contre les résistants du FRUD, qui manifestaient pacifiquement pour réclamer le paiement des arrièrès qui leur sont dus
.


Les principaux responsables
d'actes de torture
à Djibouti.

En attendant que la justice pénale puisse instruire les plaintes des victimes de mauvais traitements, de spoliation, de viols, de torture et d'emprisonnement arbitraire (. . . ), nous rappelons, chaque semaine, à l'opinion publique internationale les noms des tortionnaires qui ont été le plus souvent cités par les victimes, et ce jusqu'à ce qu'ils soient inculpés.

- Colonel
Mahdi Cheikh Moussa,
- Colonel
Omar Bouh Goudade

- Lieutenant-colonel
Hoche Robleh


- Commandant
Zakaria Hassan

- Lieutenant Ladieh
- Lieutenant Mohamed Adoyta
- l'aspirant Haroun (expulsé par le Canada et déchu de la nationalité canadienne)
- Le sous-officier Naguib
- l'adjudant Tane
- Kalifa
- Wagdi

Certains se seraient déjà réfugiés à l'étranger (USA et Canada) sous de fausses identités, mais ils sont placés sous surveillance, par les polices locales.

Nos informations sur la torture à Djibouti et les récits des victimes

-------- Sommaire ---------


l'Ordre des
Brosses à Reluire

Roger Picon

réunit les meilleurs chantres du régime dictatorial

Bulletin n° 44
Mahdi Ahmed Abdilahi au grade de "Cireur de Pompes" - Premier échelon
Bulletin n° 45
Monsieur Ali Abdi, Ministre des Affaires Etrangères au grade "d'hyène fonceuse" - Premier échelon
Monsieur Johar, Ministre du commerce au grade "d'hyène repue" - Premier échelon
Bulletin n° B122
Mohamed Ali Mohamed (dit DIG DIG), auteur de l'article "Pour un peu plus de patriotisme" (paru dans le journal La Nation N°91 du 12/11/01) au grade de "Léche-bottes" avec mention spéciale.

Bulletin n° B127

l'ensemble des journalistes de La Nation pour un article paru début janvier 2002 et intitulé "Pour la liberté de la Presse", collectivement au grade de 'faux-culs' avec la barrette spéciale de dénonciateurs.
Bulletin n° B134
M. Ismael Ibrahim Houmed, Ministre de la Justice, des Affaires Pénitentiaires et Musulmanes, Chargé des Droits de l’Homme, pour sa langue de bois, au grade de 'Somnifère'.

Bulletin n° B135

M. Wahib Ahmed ben Ahmed, Président du MSR pour une déclaration en faveur de la dictature et pour ses contradictions, au grade de 'Clown'


Bulletin n° B143
ZAKITAHA, journaliste qui a signé un article publié dans La Nation sous le titre "Vers un apprentissage serein de la Démocratie"
, au grade de "Baratineur patenté".


Bulletin n° B146
Mme Hawa Ahmed Youssouf
Ministre chargée de la Promotion de la Femme, du bien être familial
et des Affaires sociales, pour sa plaidoirie en faveur de l'Action de Guelleh pour la jeunesse et des progrès accomplis, au grade "d'Avocat du Diable"


Bulletin n° B152a
M. Mohamed Ali Daoud
pour l'affirmation de son egagement total ainsi que de celui du FRUD-Bis aux côtés de la dictaure et des forces du mal, au grade de "Bouffon écervelé"